vendredi 29 février 2008

la rivère noire

Porto Novo lundi dernier

Le tour de pirogue sur la rivière noire entre Adjarrah et un petit village paumé en brousse : vaillant (ca s'invente pas)

La Ballade dans Vaillant et dans la brousse



Photos : Claire

c'est normal...

26 février
Abidjan, Une route improbable entre l'aéroport et la gare routière

Accueil a l'aéroport par la directrice en personne de l'Alliance Française d'Abengourou en personne, qui nous emmène prendre un bus a l'africaine pour nous rendre a Abengourou

des cratères jonchent la route du marché
les gens n'en collent pas moins les voitures qui avancent tant bien que mal
au risque de se faire rouler sur les pieds
c'est normal

des gens nous barrent la route
et tentent de nous faire payer un droit de passage
le conducteur du taxi refuse, mais on nous explique qu'ici c'est pratique courante...
c'est normal

12h30 Le bus démarre à l'heure
il n'attend pas, heureusement pour nous, d'être rempli pour partir
Il se faufile dans la rue étroite du marché, s'installe comme il peut dans le boulevard qui quitte la ville, prend enfin de la vitesse et stop
premier arrêt : un poste de militaires
L'apprenti du chauffeur descend voir les militaires, leur remet le billet, et on repart...
c'est normal

Second, troisième, quatrième arrêt : c'est la même chose
L'apprenti du chauffeur descend voir les militaires, leur remet le billet, et on repart...
c'est normal

Puis vient le moment où lme chauffeur ne peut ou ne veut plus payer
Les fois suivantes, les militaires ou les policiers monteront alors dans le bus, contrôleront les papiers d'identité de chacun, fouilleront même une fois notre sac de fond en comble (ils se présentents comme la brigade anti drogue), toiseront nos cachets de malarone pour finalement... nous laisser tranquille. Ils fouilleront également les bagages en soute...
Tout ça pour retarder le chauffeur et lui faire comprendre qu'il faut payer pour avancer rapidement
La corruption est monnaie courante sur la route
c'est normal

Un homme montera en cours de voyage
Son attitude me laisse présager que nous allons avoir droit à une messe en direct dans le bus, ou au moins un prêche en bonne et due forme... pas du tout!
Il nous parle (ou plutot il hurle pour essayer en vain de couvrir le bruit du moteur du bus) des vertu des plantes et de la nature, de la toxicité des bouillons cube maggi (qui donnent le cancer), de la capacité des tomates à soigner les diarrhées... pour finalement conclure en essayant de nous vendre une tisane magique qui soigne les hémorroides, l'arthrose, la conjonctivite et je ne sais quoi encore... (peut être l'incrédulité?)
et les africains achètent
c'est normal


Texte : Claire

jeudi 28 février 2008

comme si de rien n'était...

Ca se passe quelque part en côte d'Ivoire entre Abidjan et Abengourou, le long des quelques 212 km à parcourir sur une immense ligne droite où s 'alterne goudron et piste .
Ca se passe à bord d'un vieux bus mercedes qui roule on ne sait plus par quel miracle.
IL était un fois un voyage qui ne semble rien mais qui demeure à jamais graver dans les têtes, la mienne en tout cas.
Le long de la route, très vite, des barrages ...
Vautrés sous des arbres superbes, coincés dans des cahutes, les policiers attendent, jaugent et arrêtent.
Une, deux, trois, quatre, cinq, peut être 15 fois ou encore d 'avantage au total.
Et à chaque fois ce même rituel.
Papiers, fouilles , passeports, armes en bandoulière et, surtout, l'air de rien.
ça méprise la femme et son enfant qui n'a et n'aura jamais ses papiers, ça dévisage le vieux et ignore le frêre.
Et au milieu des gamines aglutinées autour de l'engin cahotique, qui vendent en criant de quoi boire et un peu de nourriture, les policiers réclament l'argent, le passe droit, le petit billet que le chauffeur n'a plus et qui nous expose à chaque fois à ces regards détestables de la flicaille en chasse d'oseille.
ça se passe une fin de mois en afrique, une de celle où il doit bien falloir mettre du beurre dans l'atiéké, quelque part en côte d'ivoire, sur la route d'Abidjan à Abengourou, sur les 212 km de ligne droite où s'alterne goudron et piste.
et pendant quasiment tout ce temps où une fois de plus l'uniforme profite de l'ignorance des foules, un charalatan vocifère ses remèdes effroyables, que l'on achète en remerciant, sur fond de bondieuseries immondes et de regards gratifiants.
et dehors l'Afrique toujours aussi superbe offre les splendeurs et les merveilles de sa nature, comme si de rien n'était...
on sort de là au bout de six heures, avec cette envie de pleurer qui ferait lancer des pavés, et l'on croise le regard d'une vieille, un "tata",
qui nous sourit,
et repart,
comme si de rien n'était...
texte: Fab

lundi 25 février 2008

remèdes en tout genre


Photos : Claire

Atelier marionnettes

Cérémonie vaudoue de sacralisation à Porto Novo


Photos : Claire

porto novo by night

Départ pour Porto Novo, après un crochet épique par Abomey Calavi,
ou l'inconsolé a joué dans un réfectoire scolaire devant 200 personnes
ou comment la logique de programmation européenne et le mouvement des petites formes prend une bonne claque face à la logique de programmation africaine
Intimité versus notion de fête et de partage
plus on a de public, et plus on doit être flattés et c'est comme ça...
On vous laisse deviner le résultat!

Porto Novo
aller jouer au festival FYTHELICOP
ce festival, c'est grâce à lui et à son directeur, Tony Yambode, que nous sommes en Afrique
tout est parti d'un message qu'il avait laissé sur le site du CITI, en mai 2007?
et tout s'est enchaîné tellement vite depuis
on avait du mal à y croire jusqu'à notre premier pas sur le sol africain

Le Fythelicop
un travail formidable d'accueil d'ateliers théâtre des collèges et lycées du Bénin, Togo, Burkina...

bravo Tony, le festival est sur la bonne voie

Texte et photos : Claire

jeudi 21 février 2008

les rues de Cotonou

La vidéo est pas de nous (filmer aussi longtemps serait impossible à uploader sur internet) mais elle montre bien la joyeuse ambiance qui règne dans Cotonou : Zems en pagaille, femmes africaines avec leur plateau rempli de marchandises sur la tête, symphonie de klaxons...
bref tout ce qui fait que Cotonou est Cotonou



Texte : Claire

mercredi 20 février 2008

zem zem zem

Le deux roues motorisées semble être le moyen de transport favori des béninois
et leur déclinaison version taxi, le zem, pullule dans les rues de la ville

ces hommes repérables à leur t-shirts jaunes sont des milliers à arpenter la ville
un rapport de peut etre 20 mobylettes pour 1 voiture
une façon géniale de découvrir la ville a toit ouvert et à toute vitesse...
sans casque bien sur!




texte et vidéo : claire

Le marché aux fétiches de Dantokpa

Nouveau pays, nouvelle ville, nouveau marché
Celui-ci, le marché de Dantokpa est le plus vaste d'Afrique de l'ouest
De nombreux pays voisins viennent s'y approvisionner

.




terre noircie par le charbon, bordée par la lagune
étals remplis de fruits et légumes colorés
du vieillard au petit enfant, tous nous apostrophent à grand coup de "yovo" (blanc en langue fon)
Thibaut, notre accompagnateur béninois, nous explique qu'à cela il faut répondre "méwi" (noir en langue fon)
ça les fait beaucoup rire..





et enfin nous y voila
, tout au bout du marché maraîcher, le marché aux fétiches le lieu qui me fait fantasmer depuis avant même notre départ en Afrique des étals remplis d'ingrédients nécessaires à la fabrication des fétiches vaudous (le Bénin est le berceau du vaudouisme)
Dentitions en tout genre, becs de poules, caméléons séchés, têtes de singe, peaux de félins, d'alligators et même... tête de rhinocéros




Autant d'éléments permettant de se fabriquer des portes bonheur en tout genre : vol, richesse, amour... tout est une question de savant mélange!
alors, vous choisissez laquelle?

Texte, photos et vidéo : claire

Les morues d'accra

histoire de clôturer nos histoires sur le Ghana
on ne résiste pas à l'envie de publier ce merveilleux jeu de mots
(Après A lomé, le feu..)
image en prime




Photo : Fab
Texte : CLaire

dimanche en vidéo...

mardi 19 février 2008

quelque part face à l'océan

Parfois c'est inutile de se répendre.
Quelques mots, pour un dimanche après midi au Ghana, à Accra.
Dans un batiment vétuste, L'union des musiciens du Ghana, face à l'océan.
Je me souviens de larmes qui sont montées de je ne sais où , quand la musique a tout fait taire.
Je ne pensais qu'a une chose:
S'il vous plait, laisser vivre l'Afrique.

Fab


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Musique : Claire

samedi 16 février 2008

Marthe et Roger rencontrent les enfants ghanéens


Première occasion de découvrir enfin les pannes de courant dont on nous parle tant
Seconde représentation dans l'école française d'Accra : 7 mn avant la fin, le courant est coupé
Fab et Natacha décident de continuer le spectacle sans la bande son (qui est entièrement enregistrée).
L'occasion de confronter sa connaissance du spectacle à la réactivité nécessaire....
Tout s'est bien fini... avec pour ma part un bon fou rire

Petit extrait audio de la performance (on entend très mal, mais ca vaut le coup)


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Texte, son, image : Claire

Arrivée au Ghana


Arrivée par la route au Ghana
première frontière terrestre
voir enfin l'intérieur d'un pays et pas que les villes et les alentours des aéroports
on traverse le marché
et on se retrouve à longer la mer
à croiser des petits villages
avec des paysages incroyables
(si on trouve un logiciel de montage vidéo on vous montrera...)

et les voitures, les boutiques
depuis le Togo
tout est prétexte à la louange de dieu
d'un manière assez originale...
ca nous étonne pas mal



allez pour finir une petite ambiance de l'énorme marché de Lomé
qui nous a fait dire comme notre cher compatriote : "A lomé, le feu!"

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vendredi 15 février 2008

reprise de la route après les rencontres togolaises

Reprise de la route après les rencontres Togolaise, et surtout celle d’Adama qui nous laisse le souvenir de son parcours de femme artiste dans un pays où comédienne, pour la plupart des gens, rime avec prostituée. Serait ce grandiloquent de parler d’une leçon de vie et courage ? Il s’agit pourtant de cela. Nous remporterons avec nous, deux cadeaux construits le jour même, dans l’urgence, par ses soins : deux marionnettes à fils.

Reprise de la route donc, passage d’une nouvelle frontière en voiture cette fois. Paysages côtiers, routes chaotiques, nids de poules, mer, lagune, villages de pêcheurs blottis sous les palmiers, contrôles policiers, poussière, boissons, nourritures proposés à chaque arrêt, enfants riants en nous surnommant « les blancs à longs nez ». A toute vitesse nous effleurons ces visages du Ghana sur lesquels malheureusement nous ne nous attarderons pas. Quatre heures de temps volées moment de respiration, de temps suspendu avant notre arrivée à Accra.

Et nous voilà arrivés, Niamey est bien loin. Ici, nous sommes dans une des plus grandes villes de l’Afrique de l’ouest, circulation digne d’un périphérique parisien aux heures de pointe.

Agitation, bruit, foule, couleurs, couleurs. Belles rencontres au Lycée français et à l’Alliance Française, où nous sommes accueillis par des Français et des Ghanaéens souriants, passionnants, passionnés… et aussi par quelques nuées de moustiques voraces visiblement également passionnément intéressés par notre peau toujours obstinément blafarde.

Férocement nous continuons avec notre quatuor « chance et bonne santé in Africa » : coca à gogo, anti-moustique, crème solaire et petit gel désinfectant pour les mains, tandis qu’autour de nous tout nous pousse à remettre notre vie, notre âme, nos cheveux, et également notre porte monnaie à Dieu. Ici tout ce qui se dit, se vend et s’achète passe sous le regard de Dieu « God is my pilot » sur les Taxi, « God is good » près des téléphones, « Nothing without God » sur les banques, « Glory with God » chez le barbier, God, God, Dieu partout et sur tous les murs de la ville. Dieu dans les prières du matin, dans les chants du soir. Et surtout dans la messe du dimanche matin, où chacun habillé de ses plus beaux atours va chanter, prier, et même danser sur des rythmes rappelant les gospels américains.

Avec un vague malaise nous mettons également les pieds dans un hôtel de luxe (largement au dessus de nos moyens), où la clientèle majoritairement blanche se fait servir par des employés essentiellement noirs. Nous cèderons néanmoins au luxe et à l’appel de la piscine à 39° avant de nous enfoncer aujourd’hui et demain avec Love et Rachel dans la fournaise du marché d’Accra… Faiblum humanum est.

Texte : Natacha

Image : Claire

jeudi 14 février 2008

Rencontre avec les marionnettistes du Togo

Le 13 février était organisé au CCF de Lomé une rencontre avec les principales troupes de marionnettes de Lomé




L'occasion d'échanger sur les pratiques, le métier, la particularité des femmes marionnettistes...
des belles rencontres dont Adama et sa troupe féminine de marionnettes...
Témoignage d'Adama sur les femmes et le théâtre


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mercredi 13 février 2008

Diaporama à thème

Premier thème de la série : je porte un truc de dingue sur ma tête....



Photos : Claire

mardi 12 février 2008

le marché de lomé

Photos : Claire

Diable rouge

Diable rouge,
croisé sur le site du musée national de Niamey
samedi 9 février


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Son : Claire

le paradis des fromages blancs...

Départ de Niamey....
Escales à Ouaga, Cotonou...
Puis enfin Lomé, Togo.
Chaleur moite et prenante, sueur permanente, corps qui colle.
Cette ville....
Ville en forme de tout, en émulsion frénétique, en tableaux humain profonds et attachants, toujours cette beauté viscérale qui te colle aux tripes comme le sable à ta peau ruisselante.
Au petit matin, face au regard brulé par le soleil de l'afrique, l'océan et ses rouleaux bruyants où viennent se hisser hors de l'eau des filets de pêche, à bout de bras ébènes.
Ebene. Ce n'est pas noir, non, c'est encore plus lumineux... Ebene.

Pendant ce temps, comme caché au fond de frigos réglés trop froid, sans doute du fait de la climatisation abusive, des compatriotes fromages blancs se gèle l'exotisme à la française.
L'exotisme à la française, c'est une panoplie complète de chauvinisme mal adapté au milieu naturel local, et ça grince, ça oui, ça grince...
la méthode est simple, tu gardes tous les avantages, comme le soleil , les belles plages, la vie pas chère, et tu les laisses se faire emballer par ce que ton esprit français ne veut surtout pas lacher ici, à savoir, la bouffe (rien de vaut un bon gigot bon sang ..) la musique (entendre Garou meugler au bord de mer ça fait drôle) et surtout le sentiment d'appartenir à une culture sublime qui sait tout et mieux que tout le monde...
A ce moment là apparaissent au loin des paradis pour fromages blancs, qui laissent pantois et songeur... de quoi faire plein de belles photos pour les premières pages de marie claire déco...



l'image de la France ici me pose beaucoup de problèmes, c'est compliqué... très... trop?
d'autres blancs, eux, se penchent sur ce continent avec bienveillance et modestie, nous en croisons plein, aussi, rassure toi.
je me penche moi sur les fromages blancs, et dubitatif, je cherche la date de péremption...

Texte : Fab
Photos : Claire

une journée (extra?)ordinaire

Dimanche 10 février, début d'après midi
une terrasse avec vue sur le fleuve niger avec Marie Pierre, chargée de comm du CCFN et ses amis
on joue au loup garou en dégustant des brochettes de langue avec un coca, sponsor officieux de la tournée, garant des gastro et maux de ventre en tout genre

un coup de fil et hop
c'est parti, en route tout le monde !!
les gens sautent dans un taxi
je monte sur la mobylette de Marie Pierre (moyen de transport officiel nigérien)
je m'accroche à elle tandis qu'elle conduit
on traverse une partie de niamey
les nigériens sont bien amusés de voir deux petites blanches traverser leur ville sur une mobylettes
direction : les rives du Niger pour un voyage en pirogue à moteur
objectif : s'en mettre plein des yeux et voir les hippopotames bien sur

Le vent, le soleil, les paysages,
les gens que l'on croise au loin, sur la terre ferme ou en pirogue, en train de pêcher, se laver, travailler la terre... autant de taches de toute sorte de couleurs
c'est vif, ca s'agite, et en meme temps, le remou du bateau apaise
la tête se vide, on est loin, loin... et en meme temps c'est tellement simple qu'on a l'impression que tout est normal




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et enfin les voila au loin
on s'approche pas trop
parait que ca peut nager vite ces bêtes la
on voudrait pas se retrouver dans un film de série Z...


Photos, texte et son : Claire
Photos : Marie-Pierre

lundi 11 février 2008

La rue de notre hotel à Niamey

ambiance d'une autre rue prise lors d'un repas dans un bouiboui africain


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Photos et son : Claire